L'infidélité serait génétique ... remercions notre ADN d'avoir une (nouvelle) excuse

Et si notre ADN pouvait nous sauver la mise ? D'après une étude une étude australienne, il existerait un gène de l'infidélité, ce qui signifierait que l'adultère serait héréditaire. Ainsi, l'infidélité serait déterminée à 62% par notre génétique.

OUI, 62% de l'infidélité masculine est imputable à la génétique !

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L'étude : 7.378 jumeaux finlandais et leur fratrie analysés par Brendan P. Zietsch, Lars Westberg, Pekka Santtila et Patrick Jern, spécialistes d'épidémiologie génétique, de sciences comportementales, de psychologie, de neurosciences et de physiologie.

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, c'est l'infidélité féminine qui a numériquement les faveurs des chercheurs travaillant sur ses bases génétiques et que notre étude australo-suédoise est la première (oui, la première) à chiffrer la responsabilité de l'ADN dans l'infidélité masculine.

Un chiffre qui s'élève à 62%. Ce qui veut dire que, selon cette étude, 62% de l'infidélité masculine est imputable à la génétique (et 38% à autre chose, dont bien évidemment l'environnement et l'éducation).

Du côté des femmes, c'est moins, mais c'est encore beaucoup : chez elles, la génétique prédispose à l'infidélité à hauteur de 40%.

L'héritage de planter sa graine à tout va

Autre observation passionnante de cette étude : que l'infidélité masculine et l'infidélité féminine semblent biologiquement indépendantes.

De fait, l'une des hypothèses centrales expliquant l'infidélité féminine, qui est a priori bien moins avantageuse sur un plan évolutif que la masculine, est de dire qu'elle est un sous-produit, une conséquence indirecte de la masculine.

En d'autres termes, si les femmes sont infidèles, c'est parce qu'elles auraient hérité de ces caractéristiques de leurs ancêtres masculins, chez qui planter sa graine à tout va était bien plus simple, bien moins dangereux et bien plus rentable.

Pour éprouver cette hypothèse, les chercheurs ont regardé si, entre frère et sœur (jumeaux ou non) la tendance à infidélité de la femme était corrélée à celle de l'homme. Et la réponse est non : aucune corrélation statistiquement significative n'a été trouvée, ce qui laisse entendre que l'infidélité féminine n'est pas un "débordement" biologique de la masculine.

Chut, ne le dites pas trop fort, mais il semblerait donc que les femmes aient conquis leur autonomie sexuelle depuis un peu plus longtemps qu'on ne le pense.

"C'est pas ma faute, c'est mon ADN !"

Troisième et dernière nouveauté de cette étude : isoler des ensembles de gènes au sein desquels pourraient se cacher ceux (à l'évidence nombreux) directement responsables de l'infidélité.

Ici, les chercheurs n'ont pas tapé à l'aveugle, mais ce sont orientés vers les gènes du récepteur de la vasopressine et de l'ocytocine, connus pour modifier la sociosexualité des campagnols des prairies et des montagnes, bébêtes modèles des études sur la biologie de l'infidélité.

Résultat : chez les femmes, le gène du récepteur à la vasopressine (le AVPR1A, pour être précis) est corrélé à l'infidélité, mais pas chez les hommes et, chez les deux sexes, le gène du récepteur à l’ocytocine (OXTR) ne montre aucune corrélation statistiquement significative avec l'infidélité.

Moralité : la prochaine fois que papa (ou maman) vous surprendra en plein milieu de votre 5 à 7 avec le plombier (ou la plombière), oubliez le démodé "c'est pas ce que tu crois !", mais faites le choix de la modernité et écriez-vous "c'est pas de ma faute, c'est mon ADN !".